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Comment choisir son casque de vélo ?

Cycliste casquée arrêtée à un carrefour en ville

Un bon casque de vélo est d’abord à votre taille et bien réglé : mesurez votre tour de tête, puis choisissez le type de casque de votre pratique, ville, route ou VTT. Tous les casques vendus en Europe doivent respecter la norme EN 1078 ; un système contre les chocs obliques, comme le MIPS, ajoute une protection pour quelques euros de plus. Le casque est obligatoire avant 12 ans, et à changer après chaque choc.

Ce que dit la loi

  • Avant 12 ans, le casque est obligatoire à vélo, que l’enfant conduise ou soit passager d’un vélo ; en remorque, que le texte ne cite pas, il reste vivement conseillé. L’adulte qui le transporte ou l’accompagne doit s’en assurer : l’amende forfaitaire est de 135 €.
  • Le casque doit être attaché et porter le marquage CE.
  • À partir de 12 ans, il n’est pas obligatoire, mais fortement recommandé. Les autres obligations, du gilet aux feux, sont dans les équipements obligatoires à vélo.
  • Un speed bike, dont l’assistance va jusqu’à 45 km/h, est un cyclomoteur : il faut un casque homologué pour cyclomoteur ; voyez les règles du speedelec.

Le bon casque selon votre pratique

Pratique Type de casque À rechercher
Ville, vélotaf Casque urbain ou « bol » Visière, éclairage intégré, couleurs visibles, forme plus couvrante
Route Casque de route Léger (250 à 300 g), très aéré, système contre les chocs obliques
VTT Casque de VTT, intégral pour la descente Couvre la nuque et les tempes, visière, coque robuste
Vélo électrique Casque urbain ou de route Les mêmes critères ; un casque certifié NTA 8776, testé à des vitesses de choc plus élevées, pour rouler vite
Enfant Casque enfant Taille réglable par molette, forme couvrante, couleurs vives
Casques de VTT de couleurs vives exposés sur des têtes de présentation
Un casque de VTT descend plus bas sur la nuque et les tempes qu'un casque de route.

Les critères qui comptent

La taille

Mesurez votre tour de tête avec un mètre de couturière, à un doigt au-dessus des sourcils et des oreilles, en passant par l’arrière du crâne là où il est le plus bombé. Comparez avec le guide des tailles de la marque : les tailles S, M et L ne correspondent pas aux mêmes mesures d’une marque à l’autre. Entre deux tailles, essayez les deux : le bon casque tient sur la tête, molette desserrée, sans tomber quand vous penchez la tête en avant.

La norme EN 1078

C’est la norme européenne des casques de vélo, de skate et de roller : le casque passe des essais de choc, de résistance des sangles et de tenue sur la tête. Elle est inscrite sur une étiquette à l’intérieur du casque. Un casque sans ce marquage, vendu sur une place de marché, ne protège peut-être rien.

La protection contre les chocs obliques

Dans une chute, la tête touche le sol en biais et tourne brusquement : c’est cette rotation qui cause beaucoup de lésions du cerveau. Le MIPS ajoute une couche qui glisse de quelques millimètres dans le casque au moment du choc et réduit cette rotation. D’autres marques ont leur propre système. Il coûte souvent une dizaine d’euros de plus : c’est la dépense la plus utile après la taille.

L’aération, le poids et la visibilité

Plus un casque a d’aérations, plus il est frais en montée et en été, mais moins il protège de la pluie et du froid : pour la ville, un casque plus fermé avec une visière est plus agréable toute l’année. Sous un casque de route, une gapette fine arrête la pluie et la sueur. Un casque de route pèse 250 à 300 g, un casque urbain un peu plus. Pour rouler de nuit, préférez une couleur claire, des bandes rétro-réfléchissantes et un éclairage arrière intégré.

Bien régler son casque

  1. Posez-le à plat, à un ou deux doigts au-dessus des sourcils : un casque basculé vers l’arrière laisse le front sans protection.
  2. Serrez la molette arrière jusqu’à ce que le casque ne bouge plus quand vous secouez la tête, sans serrer au point de gêner.
  3. Réglez les sangles pour qu’elles forment un V juste sous chaque oreille, bien à plat.
  4. Fermez la jugulaire : un ou deux doigts doivent passer entre la sangle et le menton. En ouvrant grand la bouche, vous devez sentir le casque descendre légèrement.
  5. Vérifiez : poussez le casque vers l’arrière puis vers l’avant ; il ne doit découvrir ni le front ni la nuque.

Avec des lunettes, laissez un espace entre les verres et la visière pour que l’air circule : voyez comment éviter la buée.

Quand changer de casque

  • Après tout choc, même sans fissure visible : la mousse s’écrase pour absorber l’énergie et ne protège plus une seconde fois. Un casque tombé d’une étagère sur un sol dur est aussi à contrôler, et à remplacer au moindre doute.
  • Tous les 3 à 5 ans sinon, selon l’usage, comme le recommandent la plupart des fabricants : la mousse et les sangles vieillissent, surtout au soleil. La date de fabrication est inscrite à l’intérieur, souvent sous les mousses.
  • Quand les sangles ou la boucle sont abîmées, ou que la molette ne tient plus.

Pour vérifier un casque après une chute, voyez quand changer son casque de vélo.

Pour l’entretien, voyez comment laver un casque de vélo ; avant d’y fixer une caméra, lisez comment fixer une GoPro sur son casque et quelle caméra embarquée choisir. Pour rouler de nuit, un casque ne remplace pas l’éclairage du vélo.

Notre sélection

Pour un premier casque de route bien protecteur à petit prix, le Van Rysel EDR MIPS est le choix le plus sûr.

Questions fréquentes

Le bon équipement

Par Thomas, mis à jour le