La gapette : origine et histoire de la casquette de cycliste
La gapette, ou gâpette, est un mot d’argot pour casquette. Il apparaît en 1919 dans l’argot des soldats parisiens, puis passe dans la langue populaire au milieu des années 1920 ; son origine reste incertaine, peut-être une déformation de « capette », un petit capuchon. Chez les cyclistes, le mot désigne la casquette de vélo : une calotte de tissu léger à visière courte, qui protège du soleil, de la pluie et de la sueur sans gêner la vue quand on roule penché sur le guidon. Portée par tout le peloton pendant des décennies, elle a quitté les courses quand le casque est devenu obligatoire chez les professionnels, le 5 mai 2003 ; elle se porte depuis sous le casque, et revient à la mode en ville.
D’où vient le mot gapette ?
| Date | Ce qu’on sait |
|---|---|
| 1919 | Première attestation, dans l’argot des soldats parisiens |
| 1925 environ | Le mot passe dans la langue populaire, au sens de casquette |
| Années 1950 | On le lit chez les romanciers du parler populaire, comme Lucien Rebatet ou Léo Malet |
| Aujourd’hui | Toujours familier ; chez les cyclistes, il désigne la casquette de vélo |
L’origine exacte du mot n’est pas établie. L’hypothèse la plus souvent avancée en fait une altération de « capette », diminutif dialectal de « chape », un petit capuchon. Le mot s’écrit avec ou sans accent circonflexe : gapette ou gâpette.
Une casquette faite pour le vélo
- La visière courte, bien plus courte que celle d’une casquette ordinaire, laisse voir la route quand on roule les mains en bas du guidon. On la relève pour regarder devant soi, on la baisse contre le soleil ou la pluie.
- La calotte souple, en coton à l’origine, en polyester aujourd’hui, en laine mérinos pour l’hiver, épouse la tête et sèche vite.
- L’élastique à l’arrière la tient en place sans serrer.
- Les couleurs : longtemps, elle a porté le nom du sponsor de l’équipe, comme une affiche sur la tête des coureurs.
L’histoire de la casquette de cycliste
Dans les premières courses, à la fin du XIXe siècle, les coureurs portent ce qu’ils ont sous la main : chapeau, casquette de ville ou mouchoir noué. La casquette de vélo à visière courte s’impose dans le peloton au milieu du XXe siècle : elle protège du soleil dans les longues étapes, éponge la sueur et coupe la pluie. Sur le podium, sur les photos, puis à la télévision, elle devient l’emblème du coureur et l’espace publicitaire des équipes.
Tout change en 2003. Après la mort du coureur kazakh Andreï Kivilev, tombé sans casque lors de Paris-Nice en mars, l’Union cycliste internationale rend le casque obligatoire dans toutes les courses professionnelles à partir du 5 mai 2003. La gapette disparaît des têtes en course ; elle reste sur les podiums, dans les villages-départs et sous les casques, les jours de pluie ou de grand soleil.
La gapette aujourd’hui
- Sous le casque, elle protège de la pluie, du soleil sur le front et de la sueur dans les yeux ; en hiver, une gapette en laine garde la tête au chaud. Choisissez-la fine pour que le casque reste bien ajusté ; voyez comment choisir son casque.
- Sans casque, en ville ou au café après la sortie, elle est devenue un accessoire de mode, souvent aux couleurs vintage.
- Pour les collectionneurs, les gapettes d’anciennes équipes se chinent et s’échangent comme les maillots.
Pour le vocabulaire des cyclistes, de la « musette » à la « bordure », voyez le lexique du cyclisme, et pour une autre légende du vélo français, la bicyclette Hirondelle.
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Comment porter une gapette
- Sous le casque, visière vers l’avant, relevée ou baissée selon le soleil ; vérifiez que le casque reste bien posé et que sa sangle se ferme sans forcer.
- Visière relevée, c’est la façon traditionnelle de la porter en roulant, pour garder la vue dégagée.
- Visière baissée, elle protège des gouttes de pluie et du soleil rasant.
- Lavez-la souvent, comme un maillot : la sueur la marque vite.
Quelle gapette pour qui ?
- Pour l’été et les longues sorties : la Van Rysel Roubaix Replica, en tissu synthétique léger qui sèche vite, notée 4,9 sur 5 par ses acheteurs, environ 10 €.
- Pour l’hiver sous le casque : la gapette Van Rysel en laine mérinos, assez fine pour porter un casque par-dessus, environ 20 €.
- Pour une casquette très légère : la GripGrab Lightweight Summer, environ 20 €.
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Questions fréquentes
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